Vadim Repin joue Prokofiev, Mikko Franck dirige Mendelssohn, Radio-France 19/11/17

Auditorium de Radio-France, le 19 novembre 2017
Sergueï Prokofiev
Ouverture sur des thèmes juifs op. 34 (version originale pour Sextuor)
Concerto pour violon et orchestre n°2 en sol mineur, op. 63
Felix Mendelssohn
Richte mich Gott, psaume 43 op. 78
Herr, nun lässest du deinen Diener op. 69  n°1
Symphonie n°5 « Réformation », op.107
Vadim Repin violon
Manuel Metzger clarinette
Catherine Cournot piano
Joseph André violon
Ana Millet violon
Christophe Gaugué alto
Pauline Bartissol violoncelle
Chœur de Radio France
Sofi Jeannin chef de chœur
Orchestre philharmonique de Radio France
Mikko Franck direction

Musique de chambre, concertante, chorale et symphonique, russe et allemande… avec cet habile programme au curieux fil judéo-protestant, et de multiples protagonistes et changements de plateaux, la soirée aurait pu être décousue et disparate à Radio-France. Elle aura été plaisante et instructive presque de bout en bout, essentiellement grâce à un niveau de réalisation très homogène, et dans le plat de résistance mendelssohnien, à une nouvelle démonstration de puissante individualité de Mikko Franck.
Après la Grande Fugue, la programmation de Radio-France nous fait une nouvelle proposition de hors-d’oeuvre chambriste dans le grand auditorium. Celle-ci est défendue avec du coeur à l’ouvrage par des membres du Philhar que, en-dehors de l’alto solo de Christophe Gaugué, l’on voit rarement sortir du l’orchestre. Le violon de Joseph André et la clarinette de Manuel Metzger s’acquittent avec une envie et une truculence bienvenues d’un Prokofiev qui mérite mieux que d’être jouée comme pièce de caractère, une attention particulière étant ici dévolue aux sections élégiaques, jouées avec concentration et une très belle facture instrumentale. Dans les passages de danse, on regrette seulement un piano dont on ne saurait caractériser ce qu’il fait, parce qu’on ne l’entend tout simplement pas, en dépit de l’initiative d’en retirer le couvercle, dans cette salle ingrate pour l’instrument. Le procédé le fait gagner un peu de dynamique sans doute, mais ajoute aussi de l’imprécision. En récital, de grands pianistes font leur affaire de la difficulté des lieux, mais en musique de chambre,on l’a déjà constaté, le problème semble insoluble surtout avec des partenaires nombreux. Quoiqu’il en soit, ce format de lancement de vendredis soirs continue de faire une impression favorable, par la qualité d’écoute qu’il impose naturellement.
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