Prometteur Vasily Petrenko

V / ∏ ∏

- Paris, Théâtre des Champs-Elysées, le 16 décembre 2010
- Sibelius, Concerto pour Violon en mineur, op. 47 - Prokofiev, Symphonie n°5 en si bémol majeur, op. 100
- Valery Sokolov, violon
- Orchestre National de France
- Vasily Petrenko, direction



  On a renoué, lors de ce concert, avec le schéma un peu trop usuel du début de la saison symphonique, rencontré avec le National déjà (Masur et Müller-Schott), l'Orchestre de Paris (Dohnanyi et Helmchen, Järvi et Repin, Zinman et Kovacevich) : un concerto à oublier et une symphonie gratifiante. Il faut tout de même ajouter une variante au modèle : le partage ou non des responsabilités dans le ratage du concerto. Dans les cas ci-dessus évoqués, il y avait partage pour les deux derniers seulement, des orchestres imprécis et atones accompagnant des solistes mal choisis. Cette fois, Valery Sokolov sera le seul élément fâcheux d'un Sibelius qui aurait pu être excellent. Ce fut une réelle déception, car Sokolov avait fait une impression positive lors de sa dernière apparition avec le National, dans une configuration cette fois retournée : un violon intéressant par la légèreté de son lyrisme, gâché par l'accompagnement empesé et approximatif de Dmitri Liss. Cette fois, le problème est malheureusement simple : Sokolov, peut-être dans un mauvais soir, semble très dépassé techniquement par la partition - il est vrai, une des plus impitoyables du répertoire, la plus discriminante en tout cas parmi les grands classiques, avec le Beethoven.  Cette limite n'est ici compensée par à peu près rien, ce qui est plus étonnant de la part d'un violoniste réputé pour son imaginaire original et fantasque. Son Sibelius est pourtant bien peu poétique, et pas davantage héroïque malgré une dynamique ne descendant quasiment jamais en-dessous du forte. La première cadence (veloce/largamente) ne présente strictement aucune progression. Aucune effusion supplémentaire ne vient nourrir l'apparition du grand thème en bémol, le violon plafonnant en dynamique avant même de l'attaquer (la réexpositon en majeur sera meilleure) ; à l'autre bout de ce passage, la transition vers l'allegro molto est à l'inverse bien trop en-dehors, et les appogiatures d'octaves bien approximatives. Et le reste à l'avenant, la grande cadence étant quant à elle plus différenciée mais hypothéquée par les problèmes de justesse. Le mouvement lent est d'une grande platitude, toujours principalement à cause de l'absence totale de subtilité dynamique.
    Les insuffisances violonistiques se sont aggravées presque continuellement durant l'exécution, avec, au-delà des nombreuses imperfections de justesse, une conséquence récurrente très gênante : l'incapacité à proposer une respiration cohérente des phrases. On ne peut hélas laisser le bénéfice du doute quant à un choix assumé de liberté rythmique, tant il est évident qu'il n'y a là aucun choix, mais plutôt une instabilité subie. La coda du premier mouvement résumait tout :  tout sa préparation chromatique, de 11 jusqu'à 12 est tellement incertaine que Petrenko doit réaliser un exploit improvisé pour amener l'orchestre au dernier accord sans laisser son soliste sur le carreau. Exploit qu'il devra rééditer durant à peu près... tout le finale, ce qui sera d'ailleurs la première raison, à l'entracte, pour laquelle ce chef m'a fait bonne impression. Pas la seule : on l'a souvent vu tirer un profit intéressant de la disposition maintenant inamovible du National (David Afkham, la semaine précédente, avait semblé mettre un peu plus longtemps à s'y habituer), en allant chercher une belle intensité chez les cordes graves et intermédiaires, sans pour autant les forcer. Idem avec les bois, en particulier les bassons et clarinettes, que Petrenko sollicite avec beaucoup de douceur et autant d'efficacité.

    Cette économie de moyens doublée d'un bras très sûr et d'une grande attention portée à la clarté et la simplicité d'intonation en font un prototype de l'excellent maestro en devenir, et c'est d'ailleurs comme tel qu'il a été reconnu depuis quelques années à la tête du Royal Liverpool. J'ai malheureusement fait l'impasse sur l'Oneguin récemment donné à Bastille, mais des témoignages concordants assurent que Petrenko s'y montrait très à l'aise dans la fosse. Pour être franc, on est à la fois forcément gourmand et exigeant à la fois à l'égard d'un impétrant qui a recueilli les enseignements de Jansons, Temirkanov et Salonen : soit trois des cinq ou six chefs favoris de votre serviteur. Il était par ailleurs intéressant d'entendre ce pétersbourgeois de 34 ans, avec l'ONF, dans cette 5e de Prokofiev, une semaine après le succès d'Afkham, de sept ans son cadet, dans la 10e de Chostakovitch. Mais aussi deux mois après la superbe 6e de Prokofiev donnée par l'OP et un  maître confirmé, Paavo Järvi. Trois baguettes sur lesquelles compter, trois façons finalement assez proches de mener des orchestres insuffisamment dotés à la conquête de partitions soviétiques trop exigeantes pour eux. Ce à quoi il faut ajouter une nuance : à mon sens, Prokofiev est encore plus difficile que Chostakovitch, tant techniquement qu'intellectuellement. Il faut enfin ajouter qu'il est peu évident de produire un discours aussi dense et riche avec la 5e qu'avec la 6e, a fortiori avec des musiciens ne possédant pas naturellement cette musique. A toutes ces aunes, ce que réalise Petrenko est plus qu'honorable.
    Son andante démarre extrêmement bien, Petrenko montrant à nouveau son habileté à tirer une intensité non forcée de la petite harmonie, et parvenant comme Afkham à tirer Nemtanu et ses troupes vers une continuité de ligne simplifiée au maximum. Tout se passe très bien jusqu'à un certain point du développement où, sans que la belle mécanique ne se dérègle, l'interprétation semble recourir à quelques facilités pompeuses, de décibels du moins : facilités mesurées, mais qui contournent la difficulté à maintenir à une progression continue dans l'antagonisme thématique, ce dernier devenant un peu illisible par faute d'un emballement un peu prématuré - trop en amont de la reprise du thème aux trompettes. C'est à ce genre de facilités "occidentales" que le déjà très mur Afkham ne cédait pas, quitte à frustrer, modestie de l'orchestre oblige, de la puissance attendue : mais c'est peut-être à cela aussi que l'on entend que Prokofiev est encore plus terrible. Petrenko rétabli toutefois l'équilibre polyphonique et surtout la logique rhétorique avec assurance, ménageant une conclusion à la virulence très dominée - et, faire rare aujourd'hui dans les concerts symphoniques, déclenchant un début d'ovation ! L'allegro marcato est en revanche une franche réussite. Petrenko y joue avec bonheur non seulement des violons, mais des altos alignés face à lui, qui montrent comme attendu leur santé toujours réjouissante. Sa battue est d'une sûreté impressionnante mais surtout, il récolte de façon assez évidente les fruits d'une bonne préparation des caractérisations du thème, l'aléatoire des intonations semblant réduit (presque) à néant. La clarinette de Patrick Messina et le hautbois de Norah Cismondi (que je n'avais pas entendu depuis un bon moment, du moins en bonne forme) se montrent sous leurs meilleurs jours. 
    L'adagio poursuit sur cette belle lancée, sans convoquer la même émotion créée par Järvi dans le largo de la 6e, mais convainquant par la clarté de vue architecturale qu'y démontre Petrenko. Certes, l'entame manque de la tension dans le piano aux cordes que seuls les très grands orchestres, de préférence russes, savent instaurer. En revanche, la souplesse de la progression est ici remarquable, tout comme l'équilibre polyphonique entre les pupitres de violons - les seconds commençant à s'adapter de mieux en mieux à leur autonomie de positionnement. Le dernier épisode manque un peu de caractère aux cuivres et de finesse d'intonation aux violons, avec quelques scories sonores dans le suraigu. La conclusion n'en est pas moins réellement poignante et mystérieuse, et parvient à tout le moins à imposer une belle qualité d'écoute. Mais c'est surtout la qualité de conduite du complexe allegro giocoso qui surprend très positivement : Petrenko parvient ici, à un niveau comparable à Järvi, à faire étalage d'une capacité réjouissante à mener les choses d'un point à un autre, sans jamais se contenter de la jouissance du détail - piège en permanence tendu ici par la partition. Rien n'est ici forcé ni anecdotique, et l'exécution rend justice à l'ambivalence classieuse et grave de la partition avec une très belle cohérence. Le tempo de base est un peu plus rapide que l'habitude (mais l'habitude est souvent trop lente et je suis assez partisan de la battue d'un Oistrakh ici). Sur le plan de la réalisation orchestrale, l'ONF produit là le presque meilleur que l'on peut attendre de lui : on peut certes déplorer le tranchant, voire le volume insuffisant des éléments les plus perturbateurs de la dernière section (trombones, trompettes, petite clarinette et piccolos), mais c'est une réserve quant à l'impondérable. Pour tout ce qui relevait de l'intelligence et de la mise en place, Petrenko nous a montré de très belles promesses.
Théo Bélaud
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