Hilary Hahn de plus en plus seule

( ∏ ∏ / ∏ ∏ ∏ ∏ )
- Paris, Salle Pleyel, le mardi 3 mai 2011
- Kreisler, Variations sur un thème de Corelli (dans le style de Tartini) - Beethoven, Sonate pour violon n°5 en la majeur, op. 24 - Ives, Sonate pour violon n°4 - Bach, Partita n°1 en si mineur, BWV 1002 - Antheil, Sonate pour violon n°1
- Hilary Hahn, violon
- Valentina Lisitsa, piano
Une fois n'est pas coutume - mais néanmoins une saine habitude ponctelle -, quelques considérations générales avant d'aborder le sujet. Si elles vous assomment, passez les astérisques.
Comme toute notation (et c'est une grande partie de son intérêt, au fond), celle de ce récital est impossible et relève du pur exercice de justification a posteriori : je veux dire par là qu'il y a quantité de façons de relater une expérience musicale - c'est, formulé d'autres manières, un argument de base pour disqualifier un critique dont la tête ne nous revient pas, et il va de soi que j'évite de l'utiliser, puisque l'utiliser revient à admettre l'absence d'arguments face à un contradicteur. Au contraire, je pense que cette pluralité de possibilités fait partie de l'intérêt de la critique, car elle donne un sens à l'expression des pensées différentes d'individus qui auraient, grosso modo, perçu la même chose : ainsi, mon ami Philippe Houbert et moi avons grosso modo perçu les mêmes choses lors des deux Saint Jean récemment données à Paris. Mais le soupçonneriez-vous tout à fait à la lecture de nos comptes-rendus respectifs (les siens ici et ) ? Sans doute que non.
Pourquoi ? Parce qu'une critique honnête, contrairement à ce que les malhonnêtes voudraient faire croire, ne consiste pas à relater des impressions qui comme telles seraient factuelles : les impressions et les représentations utilisées pour en rendre compte sont deux choses différentes. Et au moment de passer de l'un à l'autre, il y a des choix à faire, et ces choix doivent être guidés par des idées, des idéologies, et pourquoi pas des stratégies - car après tout, il y a des stratégies d'écoute comme il y a des idéologies d'écoute, c'est très bien ainsi, et ce serait encore mieux que chacun le reconnaisse.

Si je dis cela, c'est que le récital violon/piano en général et ce duo là en particulier posent un problème fondamental d'idéologie comme de stratégie d'écoute. Idéologiquement, il s'agit de la formule qui convoque avec le plus d'acuité les conceptions que l'on forme du rôle et de l'importance du piano en musique de chambre. Les habitués de ce blog s'en doutent, je suis partisan de l'optique où l'on part des sources classiques du genre, c'est-à-dire la sonate pour piano et violon, pour en faire découler la logique compréhensive vers le répertoire ultérieur. En d'autres termes, je considère en général que l'on prend insuffisamment au sérieux, dans les programmes de récital violon/piano, la qualité du pianiste, que deuxièmement celle-ci est bien trop souvent, en fait presque toujours trop médiocre, et troisièmement, que l'attitude des violonistes (bien plus que des violoncellistes) légitime et renforce bien souvent les vicissitudes en question.

Pourtant, une certaine éthique musicale (au sens esthétique, donc technique) qui place l'harmonie (comme durée et phénomène développé) en position supérieure par rapport au rythme et à la mélodie, suggère que la relation violon/piano est au maximum égalitaire à cet égard, et en général favorable au piano. Et ce, de manière plus nette que pour la mélodie et le lied, en raison du primat des grandes formes (sonate en premier lieu) dans la musique de violon/piano. Si l'on postule une certaine relation inextricable de l'harmonie comme durée à la forme (qui énonce en creux que les relations thématiques d'une sonate ne sont pas en soient suffisamment constitutives de la "forme sonate"), la supériorité du dépositaire de cette relation est une évidence autant qu'une nécessité logique, et ne peut être que celle de l'instrument le plus polyphonique.
Une conséquence importante de cette présentation du problème est qu'elle fait valoir cette supériorité autant pour le répertoire où le piano domine explicitement l'exploitation du matériau thématique (Mozart), que pour celui où la répartition est assez égalitaire (Beethoven), et que pour celui où le violon s'approprie la domination explicite, dans le répertoire ultérieur : car dans ce répertoire ultérieur, le piano domine implicitement l'exploitation du matériau, dans la mesure où la complexification et la densification des procédés de développement harmonique ne peut quasiment être que de son fait.Ici, la distinction entre le concept d'harmonie compris comme verticalité et ponctualité et celui compris comme durée liée à la forme est particulièrement nécessaire. C'est le premier concept qui fait parler d'accompagnement : mesure après mesure, degré après degré, le piano appose une harmonie sur une mélodie, et si l'on retire cette harmonie, on perd bien sûr une richesse et une beauté essentielles, mais dans cette logique de pensée, la forme demeure intelligible. Le second concept fait comprendre qu'en réalité, la mélodie prise isolément dans cette forme (une monodie en forme sonate) n'aurait aucun sens dans la durée de cette forme : elle serait tout simplement dix fois trop longue, et parfaitement dénuée d'intérêt. La forme imploserait. Ce que l'on nous donne à entendre dans les duos violon/piano, bien souvent, est une forme qui a déjà implosé... et une musique qui n'a aucun sens.

C'est évidemment logique aussi sur le plan moral, qui est à considérer : le pianiste joue beaucoup plus de notes et, surtout, doit généralement travailler beaucoup plus que son partenaire pour monter les programmes généralement laissés à la discrétion de celui-ci (la notion de partenariat étant ici assez particulière) : en fait, on le sait bien dans le milieu, le pianiste "de violoniste" constitue un métier dans le métier, qui relève davantage de la prestation de services plus ou moins spécialisé, et certes non dénuée d'intérêts compensatoires pour les intéressés : ne serait-ce que parce qu'il permettent à la plupart d'entre eux de se produire sur des scènes où ils n'auraient pas eu la moindre chance de poser les pieds en leur seul nom. Parfois, ces pianistes ont déjà une certaine réputation : si un tel et tel violoniste sont éventuellement priés de jouer ensemble, c'est que cela arrange les affaires de leur maisons de disque commune - on ne voit plus un grand label débaucher un pianiste parce que celui-ci manifesterait l'envie de jouer avec le violoniste de cette maison : il n'avait qu'à y signer avant. Quant à l'inverse, n'en parlons pas. Bref, tout cela revient à la même idée sommaire mais foncièrement juste : le pianiste qui accompagne le violoniste, on s'en fout.

*********************************************
Le titre de cet article - qui jusqu'au bout refusera l'exercice du compte-rendu - est bien sûr à double sens (et non pas triple, libidineux lecteur).
Fait intéressant dans le cas du duo formé depuis quelques années par Hilary Hahn et Valentina Lisitsa, c'est qu'il ne rentre pas exactement dans les catégories évoquées ci-dessus. Pour les déphasés qui ne seraient pas au courant, Lisitsa est cette pianiste sortie de nulle part - les biographies officielles n'essaient que très mollement de faire croire le contraire -, sinon de l'espace virtuel qui en a fait une créature à présent très réelle. C'est la pianiste aux études de Chopin vues un million de fois ou plus sur youtube, celle qui peut s'enorgueillir d'avoir à peu près autant de fans occidentaux et orientaux que Lang Lang, communauté adoratrice dont le trait de caractère éminemment reconnaissable est le commentaire de vidéo type : "my favourite recordings of étude op. XX/yy are Cortot's and Lisitsa's, LOL" ou "my favourite classical pianists are Kempff, Rubinstein & Lisitsa, but I'd rather say Lisitsa is the best", voire sur telle vidéo de Gilels, "i like it but i prefer lisitsa"s version", et je vous épargne les milliers de mélanges savoureux entre commentaire pianistique et pulsion hormonale incontrôlée.
Ce qui est bien avec la lol génération de la musique classique, c'est qu'elle dit souvent tout haut ce que la nomenklatura du disque et du concert pense tout bas. A moins que ce ne soit l'inverse, parfois, et c'est au moins le cas pour ce qui est d'une attitude générale très symptomatique de notre temps, dont youtube est un bon résumé, et qui consiste à renvoyer tout commentaire critique à une réponse type du genre : poste ta video toi mém si tu pens ke t meyeur lol.

Dans le cas présent, on ne voit pas ce que cela pourrait être d'autre : cette fille est une superstar youtube ? Excellent, envoyons là à Carnegie Hall et signons des exclusivités, il y a du blé à se faire. De fait, il n'y a pas à première vue de raisons pour que Lisitsa soit moins légitime qu'un autre pour être projetée dans les plus grandes salles du monde, que ce soit seule (un peu) ou évidemment avec Hahn (beaucoup) : son aptitude à jouer des pages très difficiles en ne fichant presque pas une note à côté a de quoi faire rougir un certain nombre de vedettes au parcours plus académique et au pedigree supposé plus distingué. Sur ce critère, elle est tout à fait aussi légitime qu'un Kissin, et en plus, elle maltraite un peu moins l'instrument. Alors n'en jetez plus : elle est slave, elle est grande, blonde et furieusement pulpeuse - c'est à se demander pourquoi elle n'a pas rencontré un tel succès il y a vingt ans, quand elle était jeune et non liftée : un mystère des plus profonds, assurément. Qu'importe, c'est un rêve de publicitaire, qui toutes les heures s'incarne en ligne - "wow, man she hits all the right notes & she's so sexy valentina i love u LOL".
Eh bien, désolé de te décevoir, lol-ami en rut du monde enchanté de youtube : non seulement ta Valentine a l'âge de ta mère, mais en plus elle est complètement nulle. Ce qui était déjà évident au visionnage de son œuvre virtuelle mais est encore beaucoup plus spectaculaire en vrai. (NB : je n'ai jamais écrit de quiconque qu'il était "complètement nul", et de fait j'ai entendu un certain nombre de nullités comparables ; mais allez savoir pourquoi cette locution si simple et naturelle me parait ici s'imposer). Il faut dire que lui faire jouer plus de trente minutes de style classique pour commencer est cruel : surtout, évidemment, à côté de Hahn. Comme le résumaient mes camarades de soirée, dont un très éminent critique : la tête la plus pleine du circuit musical à côté de la tête la plus vide (je leur avais dit que je ne pouvais pas écrire ça, mais je n'ai pas trouvé mieux depuis).

On ne s'étendra pas sur le piano de Lisitsa proprement dit : ce jeu atypique, d'une grande décontraction apparente qui peut séduire de prime abord, notamment par la facilité dans les déplacements, est en réalité un jeu digital tout à fait ordinaire, d'une précision simplement assez supérieure à la moyenne. Mais ce qui est frappant n'est pas cela, que l'on connaissait déjà et qui n'est ni pire ni meilleur que le standard de la médiocrité internationalisée. Non, ce qui est frappant est l'immensité, le gigantisme du vide. En particulier dans un sidérant premier mouvement du Beethoven, où la platitude de ce qui tient lieu de phrases offre un spectacle confinant à la totale absurdité, compte-tenu de l'évidence et de l'intensité coutumière de la conduite d'Hilary Hahn.
Il ne s'agit nullement là, comme on peut le voir couramment dans les récitals violon/piano, d'un piano atone, calfeutré dans son anonymat et sa crainte d'en sortir. Non, Lisitsa joue un Bösendorfer Imperial (!) ouvert à la grande béquille, comme il se doit, et ne se cache pas vraiment, ni dans Beethoven ni dans ailleurs (un peu dans Ives peut-être). Elle plaque avec un aplomb saisissant les fins de phrases en octave du second thème de la sonate, en quelque sorte pour dé-prolonger les appels du violon : ces octaves sont proprement stupéfiants de non sens, et le problème avec le non sens est que, contrairement à la bêtise ostentatoire ou à la vulgarité, il est assez indescriptible. En fait, la façon dont certaines personnes lucides décrivent parfois Lisitsa ("une petite boite à musique") est assez juste : ce n'est pas qu'elle plaquerait sur la musique une musicalité bête, apprise, imitée comme tant d'autres, c'est plutôt qu'il n'y a pas de musique du tout, mais la mécanique lénifiante d'une sorte d'appareil enchainant imperturbablement les bonnes notes avec une forme d'aseptisation de celles-ci. Une ânonnage tranquille, qui, semble-t-il au début (Kreisler) va moins déranger que le prosaïsme percussif et les phrasés à la serpe des "accompagnateurs professionnels". Cela ne dure pas, même en faisant l'effort de le croire : et ce, à cause de la dimension absurde que j'ai décrite (avec un violoniste ordinaire, ce serait naturellement différent).

Or, cela n'a rien d'une découverte, Hilary Hahn n'est pas ordinaire, et n'a même à peu près rien d'ordinaire. Prestation après prestation, le caractère unique de sa voix devient plus évident. Dans sa classe violonistique, elle est bien de plus en plus seule : si Tetzlaff, Shaham, Repin, Capuçon, Midori, Jansen, Batiashvili, Zehetmair, Katchatryan, Fischer, Mullova et Kavakos ont pu paraître faire partie de celle-ci à ses (ou leurs) débuts, il a rapidement paru n'y avoir plu que les quatre derniers nommés pour prétendre se mesurer à la prodige américaine (jeune trentenaire à présent), et franchement, sur ce qu'elle a montré dans ce récital - plus impressionnant encore, souvent, que dans ses dernières prestations concertantes -, je crois que l'on peut réduire sa concurrence au seul dernier cité. J'insiste sur le fait que je ne parle ici que de l'autorité instrumentale, et d'ailleurs en évitant d'élargir la concurrence là où elle ne se joue pas (quatuor, chambristes quasi-exclusifs). Ceci étant, le résultat est à peu près identique si l'on parle de l'autorité qui irradie de la tête de ce phénomène, affolante en ce sens qu'il y a une sorte de parallélisme entre les paradoxes de son jeu et ceux de la conduite musicale qui s'en dégage.
C'est une problématique que je convoque beaucoup moins pour le violon que pour le piano, car les instruments ne la posent pas de la même façon. Peu importe, car en tout cas il est certain qu'il n'y a à peu près aucun violoniste aussi peu volontariste qu'Hilary Hahn : ses phrases, quel que soit le style et le répertoire, tombent toutes cuites sans l'ombre d'une préméditation, et quand je dis toutes cuites, cela ne signifie évidemment pas réchauffées.

Dans les variations de Kreisler (conclues par une harmonique sortie de je ne sais où, à tous égards), qui sont tout à fait le genre de musique que l'on ne réussit qu'en montrant que l'on possède une forme supérieure d'exhibition du discours, la démonstration est déjà vertigineuse. Où est l'intensité ? Elle ne semble pas être là, et d'où vient alors que l'on écoute comme sous hypnose ? Lisitsa est bien cette pianiste qui voudrait faire croire que contre tout bon sens, la virtuosité décontractée et le grand style sont possibles avec seulement des doigts, mais il n'y a qu'un seul Koroliov. En revanche, il y a quelque chose d'un peu koroliovien chez Hahn : ne serait-ce qu'en ce sens que l'on ne comprend pas très bien comme cela marche. Ni comment l'architecture se déploie toujours avec une telle évidence alors que rien ne semble sciemment construit, et que rien non plus qui serait un additif charmeur ou scéniquement cérébral ne vient combler un vide... qui de fait n'existe pas. C'est entre autre cela, l'hypnose : ne pas savoir sous quelle emprise l'on se trouve. Bien sûr, on pourrait dire la même chose de l'opus 24 : encore fallait-il pouvoir vraiment écouter le violon tout le temps, ce qui du reste aurait été une perversion, perversion à laquelle on se surprend à céder par assez longs moments... Une réserve, une : le tempo et le ton un peu trop légers du rondo, alors même que Hahn n'avait pas été avare d'une noirceur, naturellement plus que subtile, dans les mouvements précédents.
Même si, précisément, le ton de la 4e Sonate d'Ives est assez léger, en tout cas plus que dans ses autres sonates, Lisitsa y gêne à peine moins, dans la mesure où elle semble toujours autant avoir le bottin posé sur son pupitre. C'est particulièrement frappant dans le III, où elle manifeste une indifférence assez confondante à la façon dont Hahn amène la cocasse conclusion, par retrait, inaffairement (c'est un néologisme, je sais, mais de Scriabin, pas de moi) insensibles.

Heureusement, restait la seconde partie, qui aura frisé le grandiose. Le Bach de Hahn n'a pas fondamentalement varié depuis dix ans, sinon que petit à petit il évolue sans doute (c'est une hypothèse plus qu'un constat) vers toujours plus d'épure, d'affinement et de tension de la ligne vers un impalpable, un gommage de tout accent et de tout ce qui pourrait laisser croire à une difficulté quelconque. Inutile de s'attarder (sinon pour dire que la double de la courante laisse particulièrement pantois et ferait passer Julia Fischer pour une besogneuse) : si l'on ne comprend pas comment cela marche, on ne peut au moins que voir le résultat de plus en plus clairement. La tension est au-delà des aspérités, dans une certaine forme de contrôle du son, dont la plénitude sans aucun parasite pourrait laisser croire à un vibrato important, alors que de toute évidence il n'en est rien : le secret semble bien plutôt à chercher du côté d'un bras droit dont l'aisance confine au surnaturel. Cela peut sembler incroyable tant le lissage presque esthétisant de la sonorité est immédiatement reconnaissable, mais Hahn vibre plutôt moins que ses collègues, dans Bach et tout le reste. A croire que c'est l'archet dont le crin n'opposerait strictement aucune résistance.
Lisitsa a lu consciencieusement le bottin dans la géniale première sonate d'Antheil : c'était moins gênant qu'auparavant, du moins dans les mouvements extrêmes - pour le déséquilibre, et une logique de respiration des progressions du III, il faudra repasser. Ce détail mis à part, on souhaite beaucoup de courage à ceux qui voudront fouler l'herbe de cette sonate après Hilary Attilahn. Non que l'on ne veuille la réentendre...

Plus sérieusement, Hahn jouera-t-elle un jour avec un vrai pianiste ? Quand elle aura quitté DG, peut-être. Et qu'elle aura envie de cesser d'être seule, au moins sur scène.

Ah, et je ne résiste pas, comme dit très bien JohnnyFlannigan81 @Nick250692 : I wish my teacher would see this lol...
T'inquiète pas mon gars, bientôt tous les profs de piano du monde seront des disciples de ta Valentine. C'est l'avenir lol.
Théo Bélaud
Contrat Creative Commons

Libellés

Brahms31 Orchestre Philharmonique de Radio-France29 Schumann29 Chopin25 Mozart25 Quatuor23 Rachmaninov23 Mahler21 Orchestre de Paris21 Schubert21 Orchestre National de France19 Opéra17 Orchestres britanniques16 Pianistes français16 Ravel16 Choeur/Maitrise de Radio-France15 Violoncelle15 Bach14 Prokofiev14 Salonen14 Sibelius14 Bartok13 Chostakovitch13 Orchestres allemands/autrichiens13 Berg12 Edition musicale / historiographie12 Franck (M.)12 La Roque12 Tchaikovsky12 Cité de la Musique11 Debussy11 Haydn11 Järvi (Paavo)11 Mendelssohn11 Philharmonie de Paris11 Stravinsky11 Maison de Radio-France10 Wagner10 Berezovsky9 Ensembles/solistes baroques9 Lugansky9 Pianistes hongrois9 Buniatishvili8 Châtelet8 Hannigan8 Louvre8 Barenboim7 London Symphony Orchestra7 Opéra National de Paris7 Orchestres russes7 Pianistes italiens7 Schoenberg7 Bruckner6 Gergiev6 Jurowski6 Le Touquet6 Présences6 Ranki6 Strauss6 clarinette6 Andsnes5 Berlioz5 Bouffes du Nord5 Ciccolini5 Davis (Colin)5 Janacek5 Leonskaja5 London5 London Philharmonic Orchestra5 Masur5 Pollini5 Sokolov5 de la Salle5 Bastille4 Boulez4 Britten4 Cortot (salle)4 Dusapin4 Ensemble Intercontemporain4 Ensemble Modern4 Gatti4 Ligeti4 Moussorgsky4 Orchestres américains4 Philharmonia Orchestra4 Repin4 Rudenko4 Staatskapelle Berlin4 Wittgenstein4 Academia Santa Cecilia3 Alto3 Bagatelle3 Berlin3 Bruxelles3 Chung3 De Falla3 Denoke3 Dvorak3 Festival d'Automne à Paris3 Freire3 Gaveau3 Grange de Meslay3 Grimaud3 Hautbois3 Inbal3 Kalagina3 Klukon3 Kurtag3 Mantovani3 Mariinsky3 Medtner3 Muti3 Nigl3 Ollu3 Orchestre Philharmonique de Saint Petersbourg3 Orchestre Philharmonique de Vienne3 Palais Garnier3 Pletnev3 Rameau3 Rosen3 Rossini3 Saraste3 Seine Musicale3 Szymanowski3 Tetzlaff3 Thielemann3 Virsaladze3 Webern3 Widmann3 Zemlinsky3 Znaider3 Abbado2 Adorno2 Aix-en-Provence2 Angelich2 Arbo2 Auteuil2 Boulez-Saal2 Braunstein2 Breitkopf2 Buniatishvili (G.)2 Chauviré2 Chicago Symphony2 Choeur de l'Orchestre de Paris2 Concertgebouw d'Amsterdam2 Conolly2 Covent Garden2 Cowell2 Dalhaus2 Dohnanyi2 Dukas2 Dutilleux2 Ensemble Orchestral de Paris2 Fauré2 Fedosseyev2 Flûte2 Furtwängler2 Gershwin2 Gewandhaus Leipzig2 Glück2 Goerne2 Grieg2 Grinberg2 Gubanova2 H.J. Mayer2 Hahn2 Haitink2 Hanslick2 Harding2 Hengelbrock2 Heras-Casado2 Herrmann2 Hillborg2 Hirsch2 Honeck2 Institut Hongrois2 Ives2 Jansons2 Jordan2 Kavakos2 Khachatryan2 Klinton2 Koopman2 Kovacevich2 Kreisler2 Lachenmann2 Langrée2 Lutoslawski2 Lyapunov2 Manzoni2 Masycheva2 Matsuev2 Mattei2 Messiaen2 Meyer (Paul)2 Mullova2 Mälkki2 Noseda2 Oelze2 Orchestre Symphonique Tchaikovsky2 Orchestre du Conservatoire de Paris2 Orchestre du Festival de Lucerne2 Orsay2 Petibon2 Pontoise2 Prohaska2 Quatuor Arod2 Quatuor Artemis2 Quatuor Borodin2 Quatuor Diotima2 Quatuor Pavel Haas2 Roth2 Roussev2 Rydl2 Saariaho2 Saint Roch2 Sallinen2 Scriabin2 Sinfonia Varsovia2 Soulez2 Temirkanov2 Théâtre de la Ville2 Weber2 West-Eastern Divan Orchestra2 Youn2 Yuja Wang2 Zehetmair2 Zinman2 1041 Ablinger-Sperrhake1 Abrahamyan1 Académie d'Etat de Moscou1 Adams1 Adès1 Afkham1 Agache1 Aikin1 Aimard1 Ambronay1 Amy1 Antheil1 Antonini1 Ars Nova1 Ashkenazy1 Athénée1 Attahir1 BBC Symphony Orchestra1 Baechle1 Ballet1 Balthasar-Neumann Ensemble und Chor1 Barath1 Barber1 Barbican1 Barenboim (Michaël)1 Bashkirova1 Bausch1 Bedford1 Begley1 Benjamin1 Benzi1 Berglund1 Berio1 Berlinskaïa1 Blacher1 Blomstedt1 Bonitatibus1 Borodin1 Borodina1 Bou1 Bourion1 Bozar1 Brauer1 Bringuier1 Briot1 Bronfman1 Brunnet-Grupposo1 Bryant1 Buchbinder1 Bulycheva1 Bärenreiter1 Cage1 Cambreling1 Capuçon (G.)1 Carsen1 Casadei1 Casella1 Caussé1 Cerha1 Chailly1 Chamayou1 Chamber Orchestra of Europe1 Chapuis1 Charpentier1 Cheng1 Choeur National d'Estonie1 Choi1 Choir of Eltham College1 Christie1 Ciampollini1 Ciuller1 Clavecin1 Claycomb1 Cleveland Orchestra1 Collegium 17041 Colli1 Colonne1 Concert des Nations1 Condoluci1 Conlon1 Conservatoire Royal1 Coppey1 Cor1 Couperin1 Courkal1 Crapez1 Crumb1 Csalog1 Cuende1 Dalayman1 Dalbavie1 Damiens1 Danse1 Danto1 Dasch1 Davislim1 De Visée1 De la Fuente1 Delangle1 Delestska1 Demarquette1 Desjardins1 Deutsch1 Devilleneuve1 Diener1 Dohnanyi (E.)1 Dolgov1 Dombrecht1 Dubois1 Dudamel1 Dudinova1 Dumaux1 Duruflé1 Dutoit1 Eisler1 El Khoury1 Elgr1 Elliot1 Elsner1 End of the World1 Engerer1 Ensemble Avanti1 Ensemble Correspondances1 Ensemble Kanazawa1 Ensemble Musikfabrik1 Ensemble Pierre Robert1 Ensemble Resonanz1 Evin1 Eötvös1 Faber1 Farina1 Fasolis1 Faust1 Fedele1 Fedorova1 Fekete1 Fin du monde1 Fink1 Fiolia1 Fischer (I.)1 Fischer (J.)1 Forcalquier1 Forsyth1 Franck1 Frang1 Fray1 Fritz1 Frühbeck de Burgos1 Fujimura1 Gardiner1 Gerstein1 Giardinio Armonico1 Gilels1 Ginzburg1 Glanert1 Glazounov1 Gluzman1 Gould (S.)1 Granados1 Granjon1 Grimal1 Grisey1 Groves1 Groza1 Gubisch1 Gulbenkian1 Gutman1 Güra1 Hackbarth1 Haenchen1 Haendel1 Hampson1 Hantaï1 Harada1 Harteros1 Helmchen1 Henschel (D.)1 Henschel (J.)1 Henze1 Herlitzius1 Hoffman (Gary)1 Hofmann1 Honegger1 Hope1 Horowitz1 I Barrochisti1 Il Fondamento1 Inoue1 Invernizzi1 Isokoski1 Isserlis1 Izquierdo1 Jablonski1 Jalbert1 Jando1 Janowski1 Jansen1 Jarrousky1 Joneleit1 Josefowicz1 Juntunen1 Järvi (Neeme)1 Kaasch1 Kahn1 Kameneva1 Karnéus1 Karthäuser1 Karttunen1 Kaufmann1 Keohane1 Kerl1 Ketelen1 Kiss-B1 Kivy1 Kochanovsky1 Kodaly1 Kolosova1 Komsi (A)1 Komsi (P)1 Koroliov1 Kozhukhin1 Kravets1 Kremer1 Kriiku1 Krylov1 Kuijken (S.)1 La Monnaie1 Laneri1 Lang1 Lang Lang1 Larsson1 Le Sage1 Le Texier1 Legendre1 Leleux1 Lemalu1 Les Arts Florissants1 Les Siècles1 Liadov1 Lichdl1 Lille1 Lindberg1 Lingotto1 Linnebach1 Lisiecki1 Lisitsa1 Loges1 London Philharmonic Choir1 Lortie1 Los Angeles Philharmonic Orchestra1 Lucchesini1 Luks1 Lupu1 Maazel1 Madetoja1 Madzar1 Mahler Chamber Orchestra1 Maltman1 Manfrino1 Mann1 Marais1 Margita1 Marks1 Mattila1 Maxwell Davies1 Mehta1 Metcjetina1 Meyer1 Michelangeli1 Milling1 Minaar1 Moiseiwitsch1 Moroz1 Moscou1 Mosolov1 Müller-Schott1 Münchner Staatsoper1 Nagano1 Nahon1 Naughton1 Nelsons1 Nemo1 Netopil1 Neuburger1 New York Philharmonic1 Nono1 Nott1 Odinius1 Ohlsson1 Opéra Comique1 Opéra d'Etat de Vienne1 Orchestra dil Maggio Musicale Fiorentino1 Orchestra of the Age of Enlightment1 Orchestre Baroque d'Amsterdam1 Orchestre National de Lille1 Orchestre Philharmonique Tchèque1 Orchestre Philharmonique d'Helsinki1 Orchestre Philharmonique de Berlin1 Orchestre Philharmonique de Munich1 Orchestre Philharmonique de Rotterdam1 Orchestre Philharmonique de Varsovie1 Orchestre Révolutionnaire et Romantique1 Orchestre du Festival de Budapest1 Orchestre-Atelier Ostinato1 Oskrostsvaridze1 Ovenden1 Pahud1 Panula1 Papavrami1 Pappano1 Paris de la Musique1 Peintre1 Perahia1 Perenyi1 Perle1 Persson1 Pertusi1 Petersen (M.)1 Petrenko1 Pfitzner1 Philadelphia1 Philharmonie de Berlin1 Philharmonie de Cluj1 Piau1 Pintscher1 Pires1 Pittsburgh Symphony1 Plessner1 Poltéra1 Pons1 Poppe1 Poulenc1 Pratt1 Pärt1 Quatuor Arditi1 Quatuor Asasello1 Quatuor Bennewitz1 Quatuor Casals1 Quatuor Danel1 Quatuor Doric1 Quatuor Ebène1 Quatuor Emerson1 Quatuor Escher1 Quatuor Girard1 Quatuor Hagen1 Quatuor Kocian1 Quatuor Modigliani1 Quatuor Oistrakh1 Quatuor Parkanyi1 Quatuor Prazak1 Quatuor Renoir1 Quatuor Zaïde1 Quatuor Zemlinsky1 Queyras1 Rancatore1 Rasilainen1 Reich1 Reinecke1 Renavand1 Rimsky-Korsakov1 Robertson1 Roesel1 Rome1 Rophé1 Rose1 Rotterdam1 Rouvali1 Royal1 Rozanova1 Rubackyte1 Rundfunk Sinfonie-Orchester Berlin1 Räisäinen-Midth1 Röschmann1 SWR Baden Baden1 Saint Clotilde1 Saint Denis1 Saint Saëns1 Saint-Roch1 Salabert1 Salzburg1 San Francisco Symphony1 Savall1 Saxophone1 Sceaux1 Scherbakov1 Schleiermacher1 Schnittke1 Schukkof1 Schuster1 Schwanewilms1 Schäffer1 Segerstam1 Selig1 Semishkur1 Sempé1 Sequenza 9.31 Serdyuk1 Sidhom1 Silvasti1 Simonpietri1 Sinchuk1 Sinfonieorchester des Bayerischer Rundfunk1 Sinopoli1 Siragusa1 Sokolov (Valery)1 Solti1 Son (Y.E.)1 Sorokine1 Southbank Centre1 Spano1 Staatskapelle Dresden1 Staud1 Stenbaek1 Stockhammer1 Stoklossa1 Storgards1 Straka1 Suh1 Swensen1 Swingle Singers1 Synergy Vocals1 Tamestit1 Tansman1 Tchetuev1 Tchinchinadze1 Teitgen1 Texas Festival Chamber Ensemble1 Thomas (I.)1 Thorette1 Théâtre de Poche Montparnasse1 Tiberghien1 Tilson Thomas1 Tippett1 Tischenko1 Trifonov1 Trio Guarneri1 Trombone1 Turin1 Uchida1 Ursuleasa1 Usitalo1 Uusitalo1 Vanskä1 Varjon1 Varèse1 Vasquez1 Vassalo1 Vassilakis1 Vedernikov1 Veneziano1 Ventris1 Verbey1 Verdi1 Vocal Consort Berlin1 Vogt1 Voisin1 Volle1 Volmer1 Volodos1 Vondung1 Wegner1 Weinberg1 Welser-Möst1 Wesseling1 Weynants1 White1 Wispelwey1 Wit1 Yamada1 Yastrybeva1 Ye-Eun1 Yundi Li1 Zagorinskaia1 Zelenka1 Zhidkova1 Zimmermann (F-P)1 Zukerman1 Zukerman Chamber Players1 Zylberstein1 d'Oria Nicolas1 de Maria1
Plus d'éléments