Janowski/Lugansky : les grands professionnels

∏ ∏ ∏ / ∏ ∏ ∏
- Paris, Salle Pleyel, le dimanche 13 mars 2011
- Blacher, Variations sur un thème de Paganini, op. 2 - Rachmaninov, Concerto pour piano n°4 en sol majeur, op. 40 (version originale) - Beethoven, Symphonie n°3 en mi bémol majeur, op. 55
- Nikolay Lugansky, piano
- Rundfunk Sinofoine-Orchester Berlin
- Marek Janowski, direction

Tout d'abord, je m'excuse pour le retard pris cette semaine et qui provoque ce décalage d'une semaine par rapport au rythme habituel de livraison des compte-rendus ; en l'occurrence, je n'ai pu non plus écouter les concerts s'étant tenus entre ce lundi et ce jeudi, et au moins l'un est-il en partie compensé par l'autre. Le rattrapage commence donc, au pas de course, car je suis présentement à Bruxelles pour le magnifique week-end pianistique hongrois concocté par nos amis belges. Heureusement, ce concert peut-être recensé en mode abrégé (proportionnellement à sa qualité), bien que n'ayant pas pas été absolument grandiose - ce que l'on n'attendait pas, d'ailleurs.
En revanche, on attendait de l'excellence, du professionnalisme dans une certaine acception, la plus noble et spirituelle du terme. Et le service a été royal, encore nettement plus que la dernière fois que ce chef et ce pianiste étaient venus ensemble à Pleyel (en 2009, pour un Schumann un peu terne compensé par une splendide Alpensinfonie). Janowki, c'est un fait moins connu que ne l'est l'excellence pour luganskyenne pour les aficionados de Lugansky, est un chef qui ne déçoit (plus) jamais. Pour rappel, je suis trop jeune pour avoir connu, même sur la fin, ses années à la tête du Philhar', du moins in situ - je me souviens très bien que j'écoutais alors souvent ses concerts sur France Musique et que je trouvais que Marek Janowski, cela sonnait très bien. Mais j'accorde toute confiance à ceux qui affirment que c'est bien au chef polonais que l'on doit l'assise si... excellente et professionnelle , unique dans le paysage parisien, de notre Phillhar' actuel - par défaut, forcément : si ce n'a pas été lui, qui cela aurait-il pu être depuis ?... 
Au reste, Janowski ne m'a jamais déçu, jamais : ni avec l'Orchestre de Paris (dans Messiaen, Strauss et Bruckner !), ni avec la Suisse Romande (le concert déjà évoqué), ni avec son RSO Berlin (splendide soirée Beethoven, avec Lupu, il y a deux ans aussi). Janowski, dans le répertoire de tradition, excelle peut-être avant tout dans Beethoven et Bruckner (intuitivement j’y ajouterais Schubert sans trop de crainte de me tromper). Parce que le sens de la forme est chez lui une seconde nature, et la faculté de faire apparaître celle-ci toujours déterminé par le chemin le plus simple et direct. On peut dire que cette qualité est la mieux répandu chez les grands chefs, mais ce n’est pas tout à fait vrai. D’abord, cela dépend des répertoires, et dans celui-ci les candidats ne sont pas si nombreux. Cela dépend également, j’en suis de plus en plus convaincu, de la nature de la relation du chef à l’orchestre, de la forme de l’engagement de celui-ci, de son équilibre hautement complexe entre discipline et décontraction - complexe, car les deux sont nécessaires, et la réussite dépend en grande partie de l’intelligence de la résolution de leur tension. Comme un Dohnanyi, jusqu’à il y a peu un géant comme Mackerras, et comme dans leurs répertoires Boulez et Salonen, Janowsi m’apparaît comme l’un des plus excellents maîtres de cette problématique, et il est à cet égard particulièrement passionnant à observer donnant la leçon avec son orchestre.
Au passage, il faut dire que le RSO a livré ce dimanche une prestation encore nettement supérieure à celle, déjà remarquable, du concert Beethoven de 2009 (il jouait alors le 4e Concerto et la Pastorale). Ses qualités n’ont pas varié (profondeur sans aucune lourdeur, grande discipline et, à défaut de personnalité marquante, homogénéité et engagement de toute l’harmonie). Sa réserve de puissance est enviable et se compare sans démériter à presque toutes les phalanges germaniques plus prestigieuses. Dans la hiérarchie pléthorique des orchestres berlinois, il me semble que sa place sur le podim n’est guère contestable aujourd’hui, très près de la Staatskapelle et devant le DSO et les autres.
Quelle bonne idée de lui offrir en apéritif l’attachant petit concerto orchestre que forment les Paganini de Boris Blacher, compositeur encore largement trop mésestimé aujourd’hui et trop réduit à cette seule partition valorisant les orchestres. En attendant que soient joués …….., la valorisation opère dans presque chaque variation, mettant en roborative valeur le konzertmeister du RSO, et toutes ses troupes à sa suite. Point faible courant des phalanges germaniques, le hautbois manque de personnalité et de chaleur, mais c’est à peu près le seul relatif problème. Le professionnalisme de cet orchestre qui n’a rien renié de ses racines est-allemandes est remarquable jusque dans l’attitude des musiciens durant les variations où ils ne jouent pas - ainsi, ces trombonistes qui durant une variation entièrement dévolue aux bois suivent apparemment une sorte de particelle, anticipant chaque entrée avec un air manifestement très concerné. Un moment réjouissant, plus original que l'ouverture de rigueur habituelle, et non sans écho pertinent à ce qui allait suivre, bien sûr.
Janowski et le RSO Berlin


Lugansky clôturait avec ce 4e une intégrale non planifiée à tous égards des concertos de Rachmaninov : après un 1er mémorable donné avec Pletnev la saison passée, il remplaçait au pied levé Hélène Grimaud dans le 2e avant de donner un splendide 3e, les deux étant gâchés par la direction clinquante et pesante d'Askhenazy. Sur le plan de la prestation orchestrale, on se situait cette fois à mi-chemin entre le pensum imposé au Philharmonia et l'exemplaire accompagnement, aussi sauvage que raffiné, du National de Russie : Janowski impose une vision sévère et puissante qui a le mérite de la cohérence avec le jeu aristocratique du soliste, l'ensemble semblant convoquer une réminiscence très RDA de l'esthétique Rösel/Sanderling dans ce répertoire (et personnellement, j'aime assez voire beaucoup). A mi-chemin aussi concernant Lugansky lui-même, pas tout à fait aussi transcendant, aérien et bouleversant que dans les concertos impairs, mais un peu plus assuré et franc d'engagement que dans le 2e. Le premier mouvement est instrumentalement exemplaire à tous égards mais souffre seulement de quelques transitions imparfaitement menées (dans les entrées du thème élégiaque des cordes notamment, à 14, etc.). En revanche, comme dans toute l'œuvre, l'engagement des bois dont la responsabilité harmonique est ici exacerbée force l'admiration, dans ce répertoire qui n'est tout de même pas entièrement le leur. Le meilleur Lugansky se retrouve pour l'essentiel dans le Largo : ce qui fait tout le prix de ce pianiste né pour jouer Rachmaninov est ici aveuglant de son humanité et de sa noblesse : la fragilité derrière l'absence de complaisance, la dimension presque métaphorique de l'application à jouer de façon saine, tout cela j'en ai déjà parlé et renvoie à ce que je disais du 3e Concerto.
La seule chose, comme partout, que l'on peut remplacer à Lugansky est de ne pas être Berezovsky. Pour sûr, il peut pourtant offrir des choses que ce dernier ne possède pas, comme par exemple un schème ostensible, explicite de caractérisations pensées et polies exécution après exécution. Ses limites, par rapport à B.B., relèvent ici du champ de l'immédiateté poétique, de la légèreté, de l'intuition, de la dimension immatérielle : ainsi du dernier trait en petites notes du Largo et des trilles suivant, exécutés de façon remarquable par Luganky, sans digitalisme, sans aucun accent... mais sans la transcendance impalpable de Boris. Idem, dans un autre genre, pour ce qui est de l'exposé du finale et de son saut d'accord caractéristique... Qu'importe, au fond, on a besoin des deux, pour mieux les aimer chacun, pour mieux comprendre Rachmaninov aussi.

Deux grandes Eroica dans l'année, donc : cela peut paraître banal au vu de l'inflation de symphonies, voire de cycles beethovéniens proposés. Mais ça ne l'est pas. En fait, il s'agit d'une exceptionnelle Héroïque (celle de Jurowski) et d'une très belle, la présente. Les deux meilleures symphonies de Beethoven données à Paris cette saison, voilà qui pour moi est clair, et en fait sans doute les deux meilleures que j'ai entendues depuis que je chronique les concerts parisiens - avec, disons, la Pastorale de Järvi en 2009. J'ai en outre entendu Masur et Järvi (intégrales), Haitink (trois fois), Thielemann (deux fois), Dohnanyi (deux fois), Janowski une autre fois donc, Chailly, Fischer, Gatti, Haenchen, Krivine, Jansons, Muti et Prêtre diriger des symphonies de Beethoven à Paris, et cette 3e là vient tranquillement se poser au sommet provisoire de ces expériences - au sommet, car après tout celle de Jurowski trichait et était un peu trop hors-normes pour être comparée à tout cela.
En fait, elle ressemblait assez à la 3e donnée deux soirs par Dohnanyi cet automne. Encore plus rapide dans les mouvements extrêmes, allant encore plus au plus simple, liant de façon encore plus organique (mais sans boursouflures et flou artistique) les thèmes par une forme d'immédiateté de transition, de communication simplifiée. Le tout, évidemment, avec un orchestre bien meilleur, et par ailleurs musclé (bois par quatre mais par strict doublage pour les tutti seulement, donc autre chose que l'arrangement de Mahler avec petite clarinette). Naturellement, je suis toujours favorables à ce genre de contournement des difficultés : l'essentiel est que cela sonne, que l'extraordinaire richesse du tissu discursif confié à l'harmonie soit audible, tout le temps. Les moyens, ceux des doublages traditionnels, ceux des arrangements de Mahler, ou ceux plus récents faisants jouer tout forte aux instruments en bois, cela m'importe peu, du moment que cela marche. Le pragmatisme en matière orchestral paye, dès lors qu'il y a un discours mené.

Et faut-il dire qu'il était mené ? Janowski paraît encore plus fringuant et jeune homme ici que dans ses derniers concerts parisiens, battant avec une sûreté qui n'a d'égal que son sens des équilibres de masses. Le mot d'ordre général étant clair (vite, et à l'essentiel), l'efficacité est maximale, avec parfois le petit vent de folie supplémentaire qui avait soufflé sur presque toute la prestation du London Philharmonic traîné en laisse par Jurowski. Ainsi, la coda du I met la barre de la tension très haut dès son entame, Janowski allant chercher immédiatement les doubles croches des violons pour concentrer toute la progression sur ce motif, en faisant la matrice du crescendo : résultat garanti. Après les décevantes tentatives de Beethoven synthétique raffiné d'Haitink et Jansons, la marche remettait les choses en place quant ce qu'est une authentique direction beethovénienne en général, et (même si cela ne me fait pas plaisir de viser spécifiquement Haitink) ce qu'est un mouvement lent de l'Héroïque en particulier. Au cas où l'on aurait déjà oublié à la suite des lénifiantes démonstrations de beau son du Chamber Orchestra of Europe et du Concertgebouw, eh bien, cela fait frissonner, cela va d'un point à un autre, cela est unifié (et une marche funèbre unifiée, ce n'est vraiment pas si courant), et cela ne fonctionne pas par la démocratie, mais par la discipline et l'obéissance au chef. Et là où tout se cristallise, dans la fugue, la contre-leçon est parfaite. Les énoncés de sujet ne se shuntent pas pour jouer aux échos avec les petits copains, cette fois : ils partent résolus et énoncent jusqu'à la dernière note, impertubablement. Et quand tout le monde le fait de la même manière, là, cela devient une fugue, la fugue de l'Héroïque.

Le scherzo impressionne autant (mais oui) par sa formidable verdeur alors que c'est bien un orchestre de plus de soixante-dix musiciens qui s'ébroue. C'est même le seul mouvement où Janowski faisait peut-être plus fort que Jurowski, en proposant autant de force d'articulation rythmique, autant de dynamique, autant de discipline des cordes, mais avec plus de souplesse, de vie, de joie (le trio est un régal, une tête de veau gribiche entre amis à lui tout seul : les cors sont beaux, les cordes sont pleines, et cela file, respire à grand air, se relance toujours mais sans à-coups). Seule le finale est légèrement en retrait, pour le coup parce que trop rapide, sans doute (la bacchanale centrale notamment en pâtit sûrement un peu). Il n'en reste pas moins exemplairement mené et construit. Janowski est un si grand monsieur qu'on accepte même volontiers son troisième entracte de Rosamunde, qui est en train de dépasser la Valse Triste et la polonaise d'Eugène Oneguin au palmarès des bis orchestraux. Mais joué dans cet esprit là, ma foi, j'en redemande.

Libellés

Brahms31 Orchestre Philharmonique de Radio-France29 Schumann29 Chopin25 Mozart25 Quatuor23 Rachmaninov23 Mahler21 Orchestre de Paris21 Schubert21 Orchestre National de France19 Opéra17 Orchestres britanniques16 Pianistes français16 Ravel16 Choeur/Maitrise de Radio-France15 Violoncelle15 Bach14 Prokofiev14 Salonen14 Sibelius14 Bartok13 Chostakovitch13 Orchestres allemands/autrichiens13 Berg12 Edition musicale / historiographie12 Franck (M.)12 La Roque12 Tchaikovsky12 Cité de la Musique11 Debussy11 Haydn11 Järvi (Paavo)11 Mendelssohn11 Philharmonie de Paris11 Stravinsky11 Maison de Radio-France10 Wagner10 Berezovsky9 Ensembles/solistes baroques9 Lugansky9 Pianistes hongrois9 Buniatishvili8 Châtelet8 Hannigan8 Louvre8 Barenboim7 London Symphony Orchestra7 Opéra National de Paris7 Orchestres russes7 Pianistes italiens7 Schoenberg7 Bruckner6 Gergiev6 Jurowski6 Le Touquet6 Présences6 Ranki6 Strauss6 clarinette6 Andsnes5 Berlioz5 Bouffes du Nord5 Ciccolini5 Davis (Colin)5 Janacek5 Leonskaja5 London5 London Philharmonic Orchestra5 Masur5 Pollini5 Sokolov5 de la Salle5 Bastille4 Boulez4 Britten4 Cortot (salle)4 Dusapin4 Ensemble Intercontemporain4 Ensemble Modern4 Gatti4 Ligeti4 Moussorgsky4 Orchestres américains4 Philharmonia Orchestra4 Repin4 Rudenko4 Staatskapelle Berlin4 Wittgenstein4 Academia Santa Cecilia3 Alto3 Bagatelle3 Berlin3 Bruxelles3 Chung3 De Falla3 Denoke3 Dvorak3 Festival d'Automne à Paris3 Freire3 Gaveau3 Grange de Meslay3 Grimaud3 Hautbois3 Inbal3 Kalagina3 Klukon3 Kurtag3 Mantovani3 Mariinsky3 Medtner3 Muti3 Nigl3 Ollu3 Orchestre Philharmonique de Saint Petersbourg3 Orchestre Philharmonique de Vienne3 Palais Garnier3 Pletnev3 Rameau3 Rosen3 Rossini3 Saraste3 Seine Musicale3 Szymanowski3 Tetzlaff3 Thielemann3 Virsaladze3 Webern3 Widmann3 Zemlinsky3 Znaider3 Abbado2 Adorno2 Aix-en-Provence2 Angelich2 Arbo2 Auteuil2 Boulez-Saal2 Braunstein2 Breitkopf2 Buniatishvili (G.)2 Chauviré2 Chicago Symphony2 Choeur de l'Orchestre de Paris2 Concertgebouw d'Amsterdam2 Conolly2 Covent Garden2 Cowell2 Dalhaus2 Dohnanyi2 Dukas2 Dutilleux2 Ensemble Orchestral de Paris2 Fauré2 Fedosseyev2 Flûte2 Furtwängler2 Gershwin2 Gewandhaus Leipzig2 Glück2 Goerne2 Grieg2 Grinberg2 Gubanova2 H.J. Mayer2 Hahn2 Haitink2 Hanslick2 Harding2 Hengelbrock2 Heras-Casado2 Herrmann2 Hillborg2 Hirsch2 Honeck2 Institut Hongrois2 Ives2 Jansons2 Jordan2 Kavakos2 Khachatryan2 Klinton2 Koopman2 Kovacevich2 Kreisler2 Lachenmann2 Langrée2 Lutoslawski2 Lyapunov2 Manzoni2 Masycheva2 Matsuev2 Mattei2 Messiaen2 Meyer (Paul)2 Mullova2 Mälkki2 Noseda2 Oelze2 Orchestre Symphonique Tchaikovsky2 Orchestre du Conservatoire de Paris2 Orchestre du Festival de Lucerne2 Orsay2 Petibon2 Pontoise2 Prohaska2 Quatuor Arod2 Quatuor Artemis2 Quatuor Borodin2 Quatuor Diotima2 Quatuor Pavel Haas2 Roth2 Roussev2 Rydl2 Saariaho2 Saint Roch2 Sallinen2 Scriabin2 Sinfonia Varsovia2 Soulez2 Temirkanov2 Théâtre de la Ville2 Weber2 West-Eastern Divan Orchestra2 Youn2 Yuja Wang2 Zehetmair2 Zinman2 1041 Ablinger-Sperrhake1 Abrahamyan1 Académie d'Etat de Moscou1 Adams1 Adès1 Afkham1 Agache1 Aikin1 Aimard1 Ambronay1 Amy1 Antheil1 Antonini1 Ars Nova1 Ashkenazy1 Athénée1 Attahir1 BBC Symphony Orchestra1 Baechle1 Ballet1 Balthasar-Neumann Ensemble und Chor1 Barath1 Barber1 Barbican1 Barenboim (Michaël)1 Bashkirova1 Bausch1 Bedford1 Begley1 Benjamin1 Benzi1 Berglund1 Berio1 Berlinskaïa1 Blacher1 Blomstedt1 Bonitatibus1 Borodin1 Borodina1 Bou1 Bourion1 Bozar1 Brauer1 Bringuier1 Briot1 Bronfman1 Brunnet-Grupposo1 Bryant1 Buchbinder1 Bulycheva1 Bärenreiter1 Cage1 Cambreling1 Capuçon (G.)1 Carsen1 Casadei1 Casella1 Caussé1 Cerha1 Chailly1 Chamayou1 Chamber Orchestra of Europe1 Chapuis1 Charpentier1 Cheng1 Choeur National d'Estonie1 Choi1 Choir of Eltham College1 Christie1 Ciampollini1 Ciuller1 Clavecin1 Claycomb1 Cleveland Orchestra1 Collegium 17041 Colli1 Colonne1 Concert des Nations1 Condoluci1 Conlon1 Conservatoire Royal1 Coppey1 Cor1 Couperin1 Courkal1 Crapez1 Crumb1 Csalog1 Cuende1 Dalayman1 Dalbavie1 Damiens1 Danse1 Danto1 Dasch1 Davislim1 De Visée1 De la Fuente1 Delangle1 Delestska1 Demarquette1 Desjardins1 Deutsch1 Devilleneuve1 Diener1 Dohnanyi (E.)1 Dolgov1 Dombrecht1 Dubois1 Dudamel1 Dudinova1 Dumaux1 Duruflé1 Dutoit1 Eisler1 El Khoury1 Elgr1 Elliot1 Elsner1 End of the World1 Engerer1 Ensemble Avanti1 Ensemble Correspondances1 Ensemble Kanazawa1 Ensemble Musikfabrik1 Ensemble Pierre Robert1 Ensemble Resonanz1 Evin1 Eötvös1 Faber1 Farina1 Fasolis1 Faust1 Fedele1 Fedorova1 Fekete1 Fin du monde1 Fink1 Fiolia1 Fischer (I.)1 Fischer (J.)1 Forcalquier1 Forsyth1 Franck1 Frang1 Fray1 Fritz1 Frühbeck de Burgos1 Fujimura1 Gardiner1 Gerstein1 Giardinio Armonico1 Gilels1 Ginzburg1 Glanert1 Glazounov1 Gluzman1 Gould (S.)1 Granados1 Granjon1 Grimal1 Grisey1 Groves1 Groza1 Gubisch1 Gulbenkian1 Gutman1 Güra1 Hackbarth1 Haenchen1 Haendel1 Hampson1 Hantaï1 Harada1 Harteros1 Helmchen1 Henschel (D.)1 Henschel (J.)1 Henze1 Herlitzius1 Hoffman (Gary)1 Hofmann1 Honegger1 Hope1 Horowitz1 I Barrochisti1 Il Fondamento1 Inoue1 Invernizzi1 Isokoski1 Isserlis1 Izquierdo1 Jablonski1 Jalbert1 Jando1 Janowski1 Jansen1 Jarrousky1 Joneleit1 Josefowicz1 Juntunen1 Järvi (Neeme)1 Kaasch1 Kahn1 Kameneva1 Karnéus1 Karthäuser1 Karttunen1 Kaufmann1 Keohane1 Kerl1 Ketelen1 Kiss-B1 Kivy1 Kochanovsky1 Kodaly1 Kolosova1 Komsi (A)1 Komsi (P)1 Koroliov1 Kozhukhin1 Kravets1 Kremer1 Kriiku1 Krylov1 Kuijken (S.)1 La Monnaie1 Laneri1 Lang1 Lang Lang1 Larsson1 Le Sage1 Le Texier1 Legendre1 Leleux1 Lemalu1 Les Arts Florissants1 Les Siècles1 Liadov1 Lichdl1 Lille1 Lindberg1 Lingotto1 Linnebach1 Lisiecki1 Lisitsa1 Loges1 London Philharmonic Choir1 Lortie1 Los Angeles Philharmonic Orchestra1 Lucchesini1 Luks1 Lupu1 Maazel1 Madetoja1 Madzar1 Mahler Chamber Orchestra1 Maltman1 Manfrino1 Mann1 Marais1 Margita1 Marks1 Mattila1 Maxwell Davies1 Mehta1 Metcjetina1 Meyer1 Michelangeli1 Milling1 Minaar1 Moiseiwitsch1 Moroz1 Moscou1 Mosolov1 Müller-Schott1 Münchner Staatsoper1 Nagano1 Nahon1 Naughton1 Nelsons1 Nemo1 Netopil1 Neuburger1 New York Philharmonic1 Nono1 Nott1 Odinius1 Ohlsson1 Opéra Comique1 Opéra d'Etat de Vienne1 Orchestra dil Maggio Musicale Fiorentino1 Orchestra of the Age of Enlightment1 Orchestre Baroque d'Amsterdam1 Orchestre National de Lille1 Orchestre Philharmonique Tchèque1 Orchestre Philharmonique d'Helsinki1 Orchestre Philharmonique de Berlin1 Orchestre Philharmonique de Munich1 Orchestre Philharmonique de Rotterdam1 Orchestre Philharmonique de Varsovie1 Orchestre Révolutionnaire et Romantique1 Orchestre du Festival de Budapest1 Orchestre-Atelier Ostinato1 Oskrostsvaridze1 Ovenden1 Pahud1 Panula1 Papavrami1 Pappano1 Paris de la Musique1 Peintre1 Perahia1 Perenyi1 Perle1 Persson1 Pertusi1 Petersen (M.)1 Petrenko1 Pfitzner1 Philadelphia1 Philharmonie de Berlin1 Philharmonie de Cluj1 Piau1 Pintscher1 Pires1 Pittsburgh Symphony1 Plessner1 Poltéra1 Pons1 Poppe1 Poulenc1 Pratt1 Pärt1 Quatuor Arditi1 Quatuor Asasello1 Quatuor Bennewitz1 Quatuor Casals1 Quatuor Danel1 Quatuor Doric1 Quatuor Ebène1 Quatuor Emerson1 Quatuor Escher1 Quatuor Girard1 Quatuor Hagen1 Quatuor Kocian1 Quatuor Modigliani1 Quatuor Oistrakh1 Quatuor Parkanyi1 Quatuor Prazak1 Quatuor Renoir1 Quatuor Zaïde1 Quatuor Zemlinsky1 Queyras1 Rancatore1 Rasilainen1 Reich1 Reinecke1 Renavand1 Rimsky-Korsakov1 Robertson1 Roesel1 Rome1 Rophé1 Rose1 Rotterdam1 Rouvali1 Royal1 Rozanova1 Rubackyte1 Rundfunk Sinfonie-Orchester Berlin1 Räisäinen-Midth1 Röschmann1 SWR Baden Baden1 Saint Clotilde1 Saint Denis1 Saint Saëns1 Saint-Roch1 Salabert1 Salzburg1 San Francisco Symphony1 Savall1 Saxophone1 Sceaux1 Scherbakov1 Schleiermacher1 Schnittke1 Schukkof1 Schuster1 Schwanewilms1 Schäffer1 Segerstam1 Selig1 Semishkur1 Sempé1 Sequenza 9.31 Serdyuk1 Sidhom1 Silvasti1 Simonpietri1 Sinchuk1 Sinfonieorchester des Bayerischer Rundfunk1 Sinopoli1 Siragusa1 Sokolov (Valery)1 Solti1 Son (Y.E.)1 Sorokine1 Southbank Centre1 Spano1 Staatskapelle Dresden1 Staud1 Stenbaek1 Stockhammer1 Stoklossa1 Storgards1 Straka1 Suh1 Swensen1 Swingle Singers1 Synergy Vocals1 Tamestit1 Tansman1 Tchetuev1 Tchinchinadze1 Teitgen1 Texas Festival Chamber Ensemble1 Thomas (I.)1 Thorette1 Théâtre de Poche Montparnasse1 Tiberghien1 Tilson Thomas1 Tippett1 Tischenko1 Trifonov1 Trio Guarneri1 Trombone1 Turin1 Uchida1 Ursuleasa1 Usitalo1 Uusitalo1 Vanskä1 Varjon1 Varèse1 Vasquez1 Vassalo1 Vassilakis1 Vedernikov1 Veneziano1 Ventris1 Verbey1 Verdi1 Vocal Consort Berlin1 Vogt1 Voisin1 Volle1 Volmer1 Volodos1 Vondung1 Wegner1 Weinberg1 Welser-Möst1 Wesseling1 Weynants1 White1 Wispelwey1 Wit1 Yamada1 Yastrybeva1 Ye-Eun1 Yundi Li1 Zagorinskaia1 Zelenka1 Zhidkova1 Zimmermann (F-P)1 Zukerman1 Zukerman Chamber Players1 Zylberstein1 d'Oria Nicolas1 de Maria1
Plus d'éléments